Avec la Société: elle doit apprendre à connoître, à défendre, à améliorer sans cesse sa constitution, et sur-tout à la vivifier par la morale, qui est l'âme de tout.

Avec les individus: elle doit les rendre meilleurs, plus heureux, plus utiles; donc elle doit exercer, développer, fortifier toutes leurs facultés physiques, intellectuelles, morales, et ouvrir toutes les routes pour qu'ils arrivent sûrement au but auquel ils sont appellés.

Dans son organisation: elle doit se combiner avec celle du Royaume; de-là Écoles Primaires, de District, de Département, et enfin Institut national; mais elle doit se combiner avec liberté: car ses rapports ne peuvent s'identifier en tout avec ceux de l'administration; de-là aussi des différences locales, déterminées par l'intérêt de la science et par le bien public.

Les Écoles Primaires introduiront, en quelque sorte, l'enfance dans la Société.

Les Écoles de District prépareront utilement la jeunesse à tous les états de la Société.

Les Écoles de Département formeront particulièrement l'adolescence à certains états de la Société.

Dans ces Écoles on enseignera la Théologie, la Médecine, le Droit, l'Art Militaire.

Mais la Théologie, il a fallu la circonscrire; la Médecine, il a fallu la completter; le Droit, il a fallu l'épurer; l'Art Militaire, il a fallu le faciliter à tous.

L'Institut national réunit tout, perfectionne tout: donc il étoit nécessaire d'en assortir toutes les parties, de leur montrer un but, jamais un terme, et de leur imprimer, au milieu de tant de mouvemens divers, une direction ferme et rapide.

Les moyens d'instruction se sont bientôt offerts à nous: car c'est en eux et par eux que l'instruction vit et se perpétue.