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La Revue me tourmente beaucoup pour Don Pèdre. Je voudrais savoir votre opinion à ce sujet. Je suis partagé entre l'avarice et la pudeur. J'aurais aussi à vous prier d'en lire quelque chose. Cela me paraît avoir l'inconvénient de tout ce qui a été fait longuement et péniblement. Je me suis donné bien du mal pour une exactitude dont personne ne me saura gré. Cela me chagrine quelquefois.
Vous comprendrez sans peine que, depuis votre départ, j'ai eu très-souvent les blue devils.
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Ce que vous me dites de Don Pèdre me plaît assez, parce que votre opinion est d'accord avec mon désir et ce que je crois mon intérêt. Pourtant, il y a une question de dignité qui me tient encore au cœur et qui m'a empêché de tout terminer d'abord avant mon départ. Je serai bien aise d'avoir votre avis de vive voix, et je vous montrerai quelques bribes d'après lesquelles vous jugerez mieux. Je n'ai jamais été plus tristement choqué de la bêtise des gens du Nord qu'à ce voyage-ci, et aussi de leur infériorité sur les Méridionaux. La moyenne du Picard me paraît au-dessous de la plus inférieure espèce du Provençal. En outre, je mourais de froid dans toutes les auberges où mon triste sort me poussait.
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[CXXVI]
Saturday, 26 febr. 1848[1].
I believe you are now a little better. I don't know why you could be so uneasy about your brother. No wonder you have no news. Bad ones corne very soon. I begin to get accustomed to the strangeness of the thing and to be reconciled with the strange figures of the conquerors, who what's stranger still, behave themselves as gentlemen. There is now a strong tendency to order. If it continues, I shall turn a staunch republican. The only fault I find with the new order of things is that I do not very clearly see how I shall be able to live and that I cannot see you.