[57] Le Roi n'avait désiré la princesse de Savoie «que parce qu'il se voulait marier, et qu'elle ne lui avait pas déplu; mais, connaissant, par la bonté de son jugement, la distance infinie qu'il y avait entre l'Infante et elle,... il ne balança pas... à donner son consentement.» (Mémoires de Madame de Motteville.)
[58] «Il était habillé de deuil, botté, avec un justaucorps noir, un mouchoir noué de couleur de feu.» (Mémoires de Mademoiselle de Montpensier.)
[59] Mémoires de Mlle de Montpensier: «Ce fut en vain que la Grande Mademoiselle, qui trouvait ce prince fort à son goût, essaya de le séduire «par sa bonne mine, par sa belle taille... et par l'éclat qui lui restait d'une beauté qui avait été parfaite...» Elle n'eut pas plus de chance avec lui qu'avec tous les autres prétendants qu'elle avait convoités jusque-là.—La puissance formidable de Louis XIV ne permit pas à Charles-Emmanuel II de prendre une grande part aux événements de son temps et d'avoir une volonté. Ce prince n'eut d'autre occupation que de maintenir la paix dans ses États sans songer à les agrandir. En revanche, par sa douceur, par sa générosité et sa magnificence, il fit la conquête de tous ses sujets. Il embellit Turin, rendit la forteresse de Montmélian imprenable, fit percer à travers les montagnes, au passage de la Grotte, près des Échelles, des chemins qu'on admire encore, et fonda à Turin une société littéraire et une Académie de peinture.
[60] Mémoires de Mlle de Montpensier.
[61] Mémoires de Montglat, t. IV.
[62] Mémoires de Mlle de Montpensier.
[63] Ibidem.
[64] Ranuce II.
[65] En 1663.
[66] Mémoires de Madame de Motteville.