3o Le lazaret, et la salle d'observation de la porte de Romélie, vont aussi bien que leur mauvaise position peut le permettre.

4o Le dépôt des convalescents de la ferme d'Ibrahim-bey va bien; mais il serait avantageux de l'évacuer peu-à-peu, par exemple par 25 hommes, de trois en trois jours, sur la citadelle, hôpital no 2. Ce rapprochement du lazaret et une surveillance immédiate tourneraient au profit du service. Il faut fermer l'oreille aux objections que la crainte ou l'intérêt personnel pourraient dicter à ce sujet.

5o L'expérience a prouvé dans tout le cours de l'épidémie que la balance que j'ai maintenue entre la réception des malades dans les divers établissements a été très avantageuse: continuons donc de suivre ce plan, et reposez-vous sur ma vigilance à cet égard.»

Le 15, on fit entrer dans les dépôts cinquante-sept vénériens.

Le partage des malades par classe d'affections, et ensuite par leur plus ou moins de gravité, se continua.

J'écrivis au général en chef (no 728 de ma correspondance).

À la citadelle du Kaire, le 25 prairial an IX.

«Général,

Je profite d'un détachement du régiment des dromadaires qui repart pour Alexandrie presque au moment où il en arrive, pour avoir l'honneur de vous écrire.

L'épidémie a cessé; la mortalité est au-dessous de ce que l'on pouvait désirer de plus avantageux d'après les données ordinaires; nous n'avons plus aujourd'hui, 25, que cent vingt-huit malades dans nos lazarets, et ils sont presque tous convalescents.