«Aujourd'hui 13, il est mort un volontaire de la dix-huitième demi-brigade, et un sapeur, entrés tous les deux la veille.

«Il reste cinq malades; savoir, trois sapeurs, un sergent, et un fusilier de la trente-deuxième demi-brigade.

«Nous n'avons qu'un chirurgien de troisième classe, et un infirmier pour soigner nos malades: on a demandé des secours à Damiette.»

Je remis au chef de l'état-major-général la note suivante (no 212 de ma correspondance).

Au camp devant Acre, le 3 floréal an VII.

«Général, il serait avantageux pour la salubrité d'ordonner qu'on mette le feu aux fumiers qui sont aux environs du quartier-général, et du parc d'artillerie, ainsi qu'on l'a fait ces jours passés près des autres camps.»

Le lendemain je fus visiter l'hôpital du mont Carmel, dont la belle position est indiquée dans l'estimable voyage de Volney. Cet établissement de fiévreux, sous la direction du citoyen Vallat, était dans un état satisfaisant; il y avait le 4 à peu près cent cinquante malades, dont près de cent convalescents, auxquels il ne restait que la plaie résultant de l'ouverture de leurs bubons.

Le 6, il n'y avait plus de chirurgien attaché à cet établissement, ce qui retarda la guérison de plusieurs malades.

Je mis sous les yeux du général en chef, le 7, une note, suivie des mouvements de l'ambulance devant Acre, d'où il résultait une diminution sensible dans le nombre des morts, qui, sur trente entrant par jour, avait été souvent de six à neuf, et n'était plus guère que de trois (no 216 de ma correspondance).

J'eus l'honneur de lui communiquer, le 8, les mouvements des hôpitaux du Kaire pendant la première décade de germinal, en ajoutant par observation, qu'une fièvre violente avec pétéchies, qui avait excité des alarmes, était calmée, et qu'une fièvre gastrique ou putride vermineuse, qui avait attaqué les élèves de l'école nationale, avait été traitée avec succès, et était complètement disparue (no 217 de ma correspondance).