L'armée vint camper le 25 à êl-Mark, et l'ordre du jour portait:
«En conséquence de l'arrêté du général en chef du 21 prairial, concernant les dispositions sanitaires, le citoyen Blanc, ordonnateur des lazarets, a arrêté que l'armée pourra entrer demain au Kaire sous les conditions ci-après:
Les officiers de santé des différents corps, le citoyen Desgenettes, pour le quartier-général, reconnaîtront qu'il n'y a aucune maladie contagieuse dans les corps, et en adresseront le certificat ce soir au quartier-général.
Le chef de l'état-major, l'ordonnateur en chef, les généraux de division, passeront en revue, et ordonneront que tous les effets turcs et de fabrique de Syrie seront laissés en quarantaine à la Qoubbéh; chaque corps en fera un paquet.
Le général en chef ordonne la stricte exécution des présentes dispositions, et en rend les généraux et chefs de corps responsables.
Tous les hommes qui seraient reconnus malades au quartier général et dans les divisions d'après la visite des officiers de santé resteront à la Qoubbéh pour y faire quarantaine.»
Signé Alex. BERTHIER,
Général de division, Chef de l'État-Major général.
Je remis le même soir, en exécution de l'ordre précédent, la note suivante à l'ordonnateur des lazarets (no 241 de ma correspondance):
Au camp d'êl-Mark, le 25 prairial an VII.
«Le médecin en chef de l'armée déclare au citoyen ordonnateur des lazarets qu'il a, conformément aux ordres du général en chef du 21 et d'aujourd'hui, constaté l'état de santé des divers individus composant l'état-major-général, ou se trouvant à sa suite, et qu'il n'existe parmi eux aucune maladie contagieuse.»