Le bureau de santé, créé pour la ville du Kaire par l'ordre du jour du 9 vendémiaire an 7, est supprimé, de même que tous ceux qui auraient pu être établis en d'autres lieux; les fonctions qui leur avaient été attribuées sont confiées par des lois et des règlements aux officiers de santé en chef de l'armée et des hôpitaux militaires.

Les règlements sanitaires adoptés l'an 6 et l'an 7, et qui ne sont point modifiés par le présent ordre, continueront d'être en vigueur.

Le général commandant le génie donnera promptement des ordres pour les constructions et réparations indispensables aux quatre lazarets pour le service de l'an 8, et il sera mis pour cet effet à sa disposition la somme de trente mille livres, que porte le devis joint à son rapport du 29 fructidor an 7.

Les officiers de santé en chef de l'armée sont chargés d'assurer et de surveiller le service de santé des lazarets; le commissaire-ordonnateur en chef délivrera des brevets, sur leur rapport, à ceux des officiers de santé qu'ils jugeront convenable de conserver, employer, ou requérir.

Il y aura en outre dans chaque lazaret deux ou quatre chirurgiens turcs, au besoin, qui rempliront les fonctions d'aides, et seront à la solde de soixante-quinze livres par mois.

Signé Kléber.

Le général de division, chef de l'état-major général.
Signé Damas.

En exécution de l'arrêté ci-dessus, les officiers de santé en chef de l'armée nommèrent, le 7, les officiers de santé suivants pour faire temporairement partie des commissions de salubrité publique:

À Alexandrie,
Le citoyen Salze, médecin ordinaire.
Le citoyen Mauban, chirurgien de 1re classe.
Le citoyen Flamand, pharmacien de 1re classe.
À Rosette,
Le citoyen Sotira, médecin ordinaire.
Le citoyen Villepreux, chirurgien de 1re classe.
Le citoyen Désir, pharmacien de 1re classe.
À Lesbéh,
Le citoyen Barbès, médecin ordinaire.
Le citoyen Rozelle, chirurgien de 1re classe.
Le citoyen Lemaire, pharmacien de 1re classe.

Le 15, tous les travaux relatifs aux invalides étant terminés, et les états définitivement arrêtés, les officiers de santé en chef écrivirent aux inspecteurs-généraux du service de santé des armées, à Paris, la lettre suivante (no 309 de ma correspondance):