«Vu l'urgente nécessité de donner aux officiers de santé en chef tous les moyens de se procurer les collaborateurs nécessaires pour assurer dans le plus court délai leurs services respectifs;

«La commission arrête que le citoyen Desgenettes, médecin en chef de l'armée d'Angleterre, est autorisé à requérir les médecins dont il aura besoin dans les lieux où ils pourront se trouver.

«Requérons les autorités civiles et militaires de faire exécuter ponctuellement les dispositions du présent arrêté.

«Signé S. Sucy, Blanquet-du-Chayla, Leroi, et Dommartin.

«Contre-signé par le secrétaire de la commission
Marillier.»

J'adressai le 15, de Toulon, à l'inspection générale du service de santé des armées copie de l'arrêté ci-dessus.

Le même jour j'écrivis à l'école de médecine de Montpellier pour la prier de vouloir bien m'envoyer six médecins; et je crus que son choix offrirait au gouvernement une ample garantie de leur capacité: l'expédition, par cela même peut-être que le but en était moins connu, occupait tous les esprits dans le midi de la France, et l'on se disputa dans l'école comme une sorte de récompense l'honneur d'en faire partie. Vous verrez dans la suite de ce rapport que les sujets présentés par l'école se sont constamment montrés dignes de l'adoption de ce corps si justement célèbre.

Le 17, les officiers de santé en chef mirent sous les yeux de l'ordonnateur en chef de l'armée, 1o l'état par aperçu des médicaments, 2o celui des caisses d'instruments de chirurgie et d'appareils, 3o celui des officiers de santé de toutes les professions et de toutes les classes nécessaires pour l'expédition.

Le 21, ils ordonnèrent aux officiers de santé de deuxième et de troisième classe, faisant partie de l'expédition, d'assister (conformément à l'article II du titre IV du règlement du 5 vendémiaire an V) pendant leur séjour à Toulon aux cours de l'hôpital militaire d'instruction.

Le même jour les officiers de santé en chef prirent, de concert avec les conservateurs de la santé publique, le général commandant des armes, et les ingénieurs de la marine, les mesures convenables pour convertir en hôpital le vaisseau de guerre le Causse, faisant partie de la flotte aux ordres du vice-amiral Brueys, et qui terminait sa quarantaine au retour de Corfou.