À Rosette, il y avait très peu de malades; le mouvement de l'hôpital était communément de vingt-cinq fiévreux.

Au Kaire, on surveillait avec la plus grande vigilance la santé des troupes, sans négliger celle des habitants, et j'étais journellement occupé à provoquer ou à faire exécuter des mesures de salubrité; je ne cessais également, dans les mêmes vues, de presser par des circulaires la rédaction des topographies médicales (no 318, 319 et 320 de ma correspondance).

Voici quelques observations du citoyen Savaresi sur les maladies régnantes dans cette place en vendémiaire.

Dysenteries. Les dysenteries invétérées sont incurables; elles sont accompagnées de coliques très fortes, qui sont produites par l'inflammation locale des intestins, et se terminent par la gangrène.

Les dysenteries récentes, quoiqu'opiniâtres, se guérissent avec moins d'obstacles: quelquefois elles sont vermineuses; on les voit rarement accompagnées de fièvres intermittentes.

Dans ces maladies l'administration de l'opium produit de bons effets; les stimulants sont très utiles dans certains cas.

Affections du foie. Il y a eu beaucoup d'obstructions du foie et de la rate; je crois que c'est la constitution automnale: les rhumes accompagnent ces obstructions.

Les alcalins ont été employés avec utilité.

Maladies diverses. Il y a eu des jaunisses, qui ont disparu à la suite de l'action du tartrate de potasse antimoine, et de la rhubarbe en poudre en petites doses réitérées.

Les fièvres intermittentes n'ont pas été nombreuses; elles résistent quelque temps, parce que le quinquina est médiocre; je le mêle avec l'alun pour lui donner plus de stypticité.