La petite vérole fait de très grands ravages parmi les enfants. Si on connaissait la véritable manière de la traiter, ses effets seraient beaucoup moins funestes.

Quant aux fièvres pestilentielles, elles n'ont point depuis notre arrivée en Égypte frappé les habitants dans la même proportion que nos troupes, surtout dans l'an VII; car l'an VIII il y a eu peu de chose, et presque rien dans l'an IX. Précédemment à notre arrivée ces fièvres ont fait de grands ravages: on leur donne peu de soins, et on ne cherche point à se prémunir contre leur communication. Le fatalisme fait regarder par les musulmans ce fléau avec indifférence; ils considèrent même comme privilégiés du ciel ceux qui en sont attaqués mortellement.

Les maladies externes les plus ordinaires sont l'ophtalmie, l'enflure œdémateuse des extrémités inférieures, les hernies de toute espèce, les sarcocèles, la gale, et quelques autres maladies de la peau.

Leur médecine est un composé de superstition, et de remèdes sans action bien déterminée, ou trop violents.

ANNONCES.

Mémoires du citoyen Pugnet, médecin ordinaire de l'armée d'Orient.

I. Aperçu physique et médical de la haute Égypte.

II. Examen de ces deux questions: La peste est-elle endémique en Égypte? Est-il possible de la bannir de cette contrée?

III. Observations pratiques sur l'épidémie de Syrie dans l'an VII.

IV. Histoire de la contagion pestilentielle qui s'est développée à Damiette pendant le cours du premier été de l'an VIII.