Le 12 août, Mgr Grandin et le Père Petitot trouvèrent les deux pionniers «sapant des arbres, arrachant des écorces de sapin, établissant une pêcherie, etc... La mission se composait d’une tente en toile, dressée sur la falaise, de la croix et d’un échafaudage.»
Le Père Gascon, dont la tâche était achevée à la Providence, partit, avec Mgr Grandin, pour le fort des Liards.
Trois semaines après, Mgr Grandin revenait, pour travailler lui-même avec le Frère Boisramé et permettre au Père Petitot de consacrer son temps à l’étude des langues sauvages.
Il y avait alors: «une baraque de 22 pieds carrés, et une chapelle y attenant de 15 pieds sur 8.»
Tandis que le Frère Boisramé faisait les cheminées, les fenêtres, les toits de la baraque, Mgr Grandin, n’ayant même pas une truelle pour outil, pétrissait de ses mains les torchis et la fange dont il bousillait et crépissait ensuite les murailles.
A force de travailler, ils réussirent à se donner le bonheur de «loger Notre-Seigneur», en la fête de la Toussaint[55].