Chaque semaine, le saint sacrifice de la Messe est offert à leurs intentions.
APPENDICE II
Notice sur les Missions Etrangères des Sœurs de la Sainte-Famille
Née à Bordeaux, en 1820, du cœur d’un saint prêtre, M. Pierre-Bienvenu de Noailles, la Congrégation de la Sainte-Famille reçut presque aussitôt le cachet de Dieu, par un miracle de la Sainte Eucharistie.
Le 3 février 1822, dimanche de la septuagésime, dans la chapelle des religieuses de Bordeaux, durant le salut du Saint-Sacrement, Notre-Seigneur apparut au milieu de l’ostensoir, à la place de l’hostie, sous la forme d’un «jeune homme d’environ trente ans, extraordinairement beau». «Le buste était revêtu d’une écharpe rouge foncé.» Ce miracle, solennellement commémoré chaque année, fut le point de départ de l’accroissement merveilleux de l’humble congrégation religieuse.
Le ministère des Sœurs de la Sainte-Famille s’exerce tantôt auprès des orphelins abandonnés, tantôt dans l’enseignement, «depuis l’école du village, l’ouvroir, la classe primaire, jusqu’aux externats et pensionnats ouverts aux jeunes filles de la classe aisée», tantôt au chevet des malades de toutes conditions.
Ces vaillantes religieuses, répondant au vœu de leur fondateur, regardent les Missions étrangères comme le champ privilégié de leur apostolat.
En 1862, elles abordaient en Asie, à l’île de Ceylan, «la perle des Indes», et, en 1864, au Sud de l’Afrique.
A Ceylan, la Sainte-Famille compte actuellement 8 centres principaux: orphelinats, pensionnats, hôpital. A ces grandes entreprises elles ajoutent «une quarantaine d’écoles tamoules ou singhalaises». Leur succès fut si grand que de nombreuses jeunes filles quittèrent le paganisme, non seulement pour se donner à la vie chrétienne, mais pour embrasser la perfection de l’état religieux. Deux cent trente de ces religieuses indigènes «dirigent, sous le contrôle des Sœurs européennes, des écoles, que fréquentent près de 8.000 enfants».
En Afrique, les Sœurs missionnaires eurent à affronter plus que le paganisme: la vie sauvage. Elles durent souvent «défricher le sol», afin d’en tirer «leur subsistance et celle des enfants confiés à leurs soins», et «tisser des étoffes, destinées à couvrir le noir petit monde qu’elles entreprenaient de civiliser». Inlassables catéchistes, patientes gardes-malades, elles ont donné à Dieu des légions de convertis. Et même y trouvent-elles quelques âmes, éprises des abnégations de la vie religieuse.