A la Bibliothèque nationale, nous avons recueilli quelques pièces dans l'ancien fonds français, nos 2896, 3882, 291, 308 (nouvelle acquisition), 304 (id.). Les collections Legrand, 6960-6990, et Suarez, Avenio politica, ne renferment rien de spécial à notre travail.
Aux Archives nationales.—Cartons des Rois, Xta 8605, folio 95, registre du Parlement (une pièce).
Archives du Ministère des Affaires étrangères.—Affaires de Rome, VIII, no 154 et volume 358. Correspondance de Rome, 1664, no 157.
Quant aux archives du Vatican, elles ne possèdent rien ou à peu près rien en ce qui concerne l'histoire diplomatique du XVe siècle, la chancellerie pontificale prenant pour règle de ne conserver que les pièces ayant un intérêt direct et immédiat pour le Saint-Siège. La correspondance si intéressante des légats et vice-légats avignonnais n'offre une collection régulière qu'à partir de 1572 [2]. Seule la collection des Cameralia peut être utilement consultée. Nous devons ajouter toutefois que cette lacune peut être comblée grâce à la correspondance consulaire (série A. A.) des archives communales, qui renferme les minutes des instructions données par la ville à ses ambassadeurs. Rédigées en latin ou en italien, ces instructions, dont nous aurons occasion de reproduire plusieurs extraits comme pièces justificatives, ne sont pas moins remarquables par la netteté et la précision de la pensée que par l'élégance de la forme diplomatique.
Mais c'est sans contredit aux archives communales et départementales que nous devons notre plus ample moisson. Nous avons consulté dans les archives municipales les séries A. A. (correspondance consulaire, minutes et dossiers des ambassades), série B. B., série C. C. (comptes, mandats et pièces de dépenses), série D. D., série E. E. (affaires militaires, passages de troupes, etc.), série H. H., série I. I., registres des conseils (1450-1504), registres des procès du Rhône, 6 volumes in-folio. Les archives départementales ne nous ont pas été d'un secours moins précieux, bien que l'incendie de 1713 ait détruit la plus grande partie des pièces originales relatives à l'histoire du Comtat-Venaissin. Nous avons surtout consulté la série des délibérations des États; les séries B. B., C. C.; les cartulaires de l'Archevêché d'Avignon, 3 volumes in-folio; les archives communales de Carpentras, de Pernes, Cavaillon (séries A. A., B. B. et E. E.). Enfin, nous avons recueilli beaucoup de curieux renseignements et de pièces inédites dans les minutes de notaires.
Aux archives des provinces voisines, Languedoc, Provence, Dauphiné, nous avons trouvé quelques documents [3] dans les séries C. C. et surtout série B. (Chambres des Comptes).
Nous n'avons point, en donnant ce livre au public lettré, la prétention de refaire l'œuvre de nos prédécesseurs, en critiquant ce qu'il y a d'incomplet et d'insuffisant dans leurs travaux sur la politique générale de Louis XI. Nous avons simplement voulu, surtout après le livre de M. Sée [4], combler une lacune et montrer que si le règne de celui que ses contemporains appelaient l'«universelle araignée» a été étudié et fouillé dans ses recoins les plus secrets, il n'en reste pas moins fécond en surprises pour tous ceux que passionne l'étude de notre histoire nationale.
Grenoble, février 1899.
R. Rey.