[197] Fornéry, Hist. ecclés., fol. 429, 430 (Copie).

[198] Amplissima collectio, VIII, p. 649.—Cf. Fantoni, I. p. 315.—Recueil Massilian, XXII, fol. 57, vo.—Dom Vaissette, IX. p. 1115.—Cottier, loc. cit., p. 124.

[199] Vast, Le cardinal Bessarion, p. 46.—Cf. Cottier, loc. cit., p. 124.

[200] 25 août 1432. Amplissima collectio, VIII, p. 163.—Massillian, Collect. Chart., XXI, fol. 368.

[201] Le P. Albi, Éloges des Cardinaux français et étrangers. Paris, 1664, pp. 81 et suiv.

[202] Pastor, loc. cit., I, p. 282.

[203] Pierre de Foix, né en 1386 ou 1387, était fils de Gaston de Foix et d'Éléonore de Navarre, qui fut depuis reine de Navarre, succédant à son père Jean d'Aragon. Créé cardinal par Benoît XIII, en 1409, à l'âge de vingt-deux ans, il fut successivement évêque de Lescar, de Comminges, d'Albano, administrateur de l'archevêché de Bordeaux et de l'évêché de Dax, archevêque d'Arles et abbé de Montmajour. Abandonnant le parti de Benoît XIII, il assista au concile de Constance où il se fit remarquer comme orateur, prit part à l'élection de Martin V (1417) qui le légitima comme cardinal en 1419 ou 1418. Il fut envoyé, en 1425, en Espagne par Martin V, auprès d'Alphonse d'Aragon et fit preuve d'une grande finesse diplomatique. Ce fut encore lui qui, par ses voyages en Espagne, en 1426 et 1428, après la mort de Benoît XIII, obtint que le pseudo-pape Clément VIII (Gilles Nunoz) se démît (26 juillet 1429). Le succès de cette ambassade prépara la fin du schisme (Pastor, loc. cit., I, p. 282). Attaché comme cardinal auprès de Martin V, il occupait à Rome une des situations les plus en vue dans le Sacré-Collège, lorsque Eugène IV le nomma légat d'Avignon (16 août 1432). Installé dans son siège par la force des armes (juin 1433), Pierre de Foix administra avec la plus grande sagesse les États du Saint-Siège et sut même, dans les circonstances les plus difficiles, concilier les intérêts de l'Église avec ceux des rois de France. On ne l'appelait que «le bon légat». A l'inverse des autres, il résida pendant toute sa carrière à Avignon et embellit la ville de plusieurs monuments. Savant distingué, il avait réuni une magnifique collection d'ouvrages, dont beaucoup provenaient de la bibliothèque de Benoît XIII. Sa biographie est une des pages les plus intéressantes de l'histoire du pays et se rattache à tous les événements qui mettent en relations les rois de France avec les États du Saint-Siège, de 1432 à 1464. Estimé et apprécié des papes, qui l'avaient maintenu à Avignon, tenu en grande affection par Charles VII et par Louis XI, le cardinal de Foix mourut à Avignon, après une assez longue maladie, le 13 décembre 1464.

Voy. le P. Henry Alby, Éloge des Cardinaux, pp. 81 et suiv.—Chronique de Saint-Denis, VI, p. 175.—Gallia christiana, I, pp. 1163, 1164.—Lettres de Louis XI, II, p. 21, not. 1.—Pastor, Hist. de la Papauté, I, p. 282.—Delisle, Cabinet des Manuscrits, 1868, I, pp. 494, 497.—Tamizey de Laroque, Note tirée de la correspondance de Peiresc, p. 182.—Collection des Documents inédits.

[204] Amplissima collectio, VIII, pp. 163, 164, note (a).

[205] Quicherat, Rodrigue de Villandrando, p. 95.—Cf. Arch. municip., Acte du 6 mai 1433 «Cum ipse dominus Cardinalis ad eamdem sanctam synodum gressus suos direxisset et Reverendissimum Philippum Archiepiscopum Auxitanensem locumtenentem et gubernatorem constituisset et deputasset». Ce ne peut être qu'en décembre ou janvier 1433 que Carillo se rendit à Bâle, puisque Jean de Poitiers convoque en son nom les États du Venaissin le 2 décembre 1432. Reg. des États, G. 12, fol. 7.