[372] Orig. inédit, Arch. municip., B. 77, no 87, Cott. P.P.P.P. Voy. aux pièces justificat., no XVI.—Pour Arnaud de Mombardon, voy. Anselme, II, p. 178.—Cf. Chambaud, mss., VII, fol. 17, et Massillan, mss., X, fol. 42, vo.

[373] Mandat de 26 florins 6 gros pour vin et bois fournis au comte de Comminges, mareschal de France, à l'occasion de son passage et de celui du duc de Calabre: «hic adfuerunt de mense augusto proxime præterito», 17 barrals de vin blanc, 18 florins 14 gros,—13 barrals de vin rouge, 8 florins 16 gros,—2 charretées de bois, 3 florins, «pro domino duce Calabriæ et aliàs pro domino marescallo franciæ et pro jucundo adventu eorum».—Reg. des Conseils, III, fol. 128, Comptes de la Ville, Origin., C.C., Mandat du 7 mai 1465.

[374] Jean de Serres, I, p. 769.

[375] Regist. des délibérat., Arch. municip., 1464.

[376] Lettre de Jehan de Comminges aux consuls, pièces justificat., no XVII.

[377] Dans l'ouvrage qu'il a consacré à ce personnage, qui a joué sous Louis XI, Charles VII et Louis XII un rôle important comme diplomate, M. de Reilhac (I, pp. 183, 184) dit simplement: «C'est ici que se place une ambassade de Jean de Reillac à Rome et à Milan. Il reste absent pendant les sept mois qui s'écoulent du 13 août 1464 au 13 mars suivant, époque où éclata la guerre du Bien public.» M. de Reilhac ignore le motif de ce voyage à Rome et pense que ce fut pour représenter Louis XI à l'installation du nouveau pape, le cardinal Barbo, vénitien qui avait succédé, sous le nom de Paul II, au pape Pie II, mort le 16 août 1464.—Jean de Reilhac, dont la femme avait soin du ménage du roi (voy. Charavay et Vaesen, Lettres de Louis XI, II, p. 56), fit ce voyage à Rome, comme tant d'autres, à ses propres frais, «et fraya moult sien, combien qu'il eust peu de bien du Roy». Arch. nat., Xt a, 8317, fol. 239. (Cf. de Reilhac, I, pp. 183, 184).—Voy. pour Jean de Reilhac, Pilot, Catalog., 1439, p. 92 et not. 1.

[378] Jean de Lescun était fils d'Armand Guilhem de Lescun, seigneur de Sarraziet dans les Landes, et d'Anne d'Armagnac-Thermes. Il avait deux frères: 1o Garcias Arnaud de Lescun, seigneur de Sarraziet, et 2o Jean de Lescun, plus connu sous le nom de Bâtard d'Armagnac, comte de Comminges et gouverneur du Dauphiné. Cette filiation est absolument prouvée par les documents conservés aux Archives des Basses-Pyrénées, notamment par un acte du 18 janvier 1454, dans lequel figurent les trois frères.

Jean de Lescun était protonotaire apostolique lorsqu'il fut élu archevêque d'Auch, en 1453, après la démission de Philippe de Lévis. Le comte d'Armagnac fit opposition à sa nomination et se prononça en faveur de Philippe II de Lévis, évêque de Mirepoix. Charles VII prit fait et cause pour ce dernier, et Jean de Lescun ne put jouir de sa dignité qu'après la mort du roi, en 1462. L'avènement de Louis XI à la couronne fut, pour l'archevêque d'Auch, le commencement de nouvelles faveurs. Son frère, le Bâtard d'Armagnac, venait d'être créé maréchal de France (3 août 1461) et richement doté de terres et de pensions. Il est donc assez naturel que la bienveillance du roi se reportât sur le frère de son favori. La vie de l'archevêque d'Auch n'offre rien de particulier à signaler, si ce n'est qu'il parvint à une extrême vieillesse, étant mort à l'âge de 112 ans, en 1483. Il fut enseveli dans l'abbaye de Gimont, au diocèse d'Auch, où il décéda. Il est indifféremment désigné sous les noms de Lescun, Lescun-Armagnac, Armagnac et Bâtard d'Armagnac. Voy. à son sujet Gallia Christiana, I, p. 1000;—Dom Vaissette, IX, p. 31;—Charavay et Vaesen, II, p. 280, III, pp. 58, 78;—Mathieu d'Escouchy, II, p. 275, not. 3.—Anselme, Hist. généalogique, VII, p. 95.

[379] Voy. chap. v, p. 128.

[380] Voy. Chambaud, Rec. des Chartes, mss., I, fol. 49, et Rec. d'Avignon, I, p. 389, et Protocoles de Jacques Girard, notaire à Avignon, côté Q.Q., fol. 21 et 23.