Charles de Bourbon fut nommé légat d'Avignon en septembre 1470 (Le Musée des arch. nation., p. 290, no 508, donne par erreur 1465). Promu évêque de Clermont, il prend possession de ce siège par procureur le 10 mars 1476, et est créé cardinal du titre de Saint-Martin des Montagnes, le 18 décembre 1476 (Aubéry, id., p. 569;—Mas Latries, p. 1208), dans la même promotion que Pierre de Foix le jeune. Il mourut à Lyon le 17 décembre 1488 (Gallia Christ., IV, p., 179, Fisquet, id., Métropole de Lyon, p. 371). Quoi qu'en dise Louis XI, qui rappelle dans sa lettre «carissimo et amatissimo cosino» (Lettres de Louis XI, III, p. 112), Charles de Bourbon avait des mœurs peu édifiantes. Il laissa une fille naturelle. Louis XI l'avait donné à Édouard IV comme confesseur, après la paix de Pecquigny (1474) «comme celui qui l'absoudrait volontiers, sachant bien que le cardinal était bon compagnon» (Commynes, IV, chap. x).—Voy. pour Charles de Bourbon, Péricaud aîné, Rev. du Lyonnais, IX-X, 1855, p. 37.—Cf. Hist. de la Maison de Bourbon, par de La Mure, édit. Chantelauze, II, pp. 395 et suiv.—Il est bon d'ajouter que ni de La Mure, ni Péricaud, ni Chantelauze n'ont connu le rôle du cardinal de Bourbon comme légat à Avignon.

[411] Lettres de Louis XI, III, pp. 98, 100.

[412] Id.

[413] Biblioth. nat., mss. lat., 9071, fol. 35.

[414] Raynaldi, Annales, vol. XIX.—ann. 1466, 19 octobre, et Bibl. nat. mss. lat., 9071, fol. 35.

[415] Lettres de Louis XI au duc de Milan, Charavay et Vaesen, III, p. 243.

[416]Arch. municip., Reg. des Conseils, du 17 juin 1468, t. III, fol. 200. Bonne de Savoie était soeur de Charlotte, reine de France. Elle épousa, le 9 mai 1468, Galéas-Marie Sforza, fils de François Sforza. Le mariage fut béni par le cardinal La Balue et en présence de Charles de Bourbon. Voy. Duclos, Hist. de Louis XI, V;—Péricaud, Rev. du Lyonnais, IX, X, p. 369;—Lettres de Louis XI, II, p. 222, note.

[417] Escript en Avignon le pénultième jour de mars 1468.—Orig., Biblioth. nat., ancien fonds franç., mss. no 2896.

[418] Charavay et Vaesen, Lettres de Louis XI, IV, p. 25. Falco de Sinnibaldi avait été envoyé comme légat en France, par une bulle du pape Paul II, datée des kalendes de juin 1470.—Arch. vatic., Reg. Cur. 540 (Paul II). Au moment de l'arrivée du légat, Louis XI, gravement malade, faisait cadeau à Paul II d'un calice en or du poids de 24 livres, qui devait être placé à Saint-Jean-de-Latran et ne pouvait être aliéné (août 1470). Reg. vatic. Cur., no 540.

[419] Charavay, Arch. des Miss. scientif. et littér., pp. 445 et suiv., série III, vol. VII, année 1881.—«Ludovici Francorum regis juramentum quod Carolus ejus consanguineus et a Pontifice avinionensis legatus designatus justitiam administrabit et ad' S. S. bene placitum in ea legatione manebit.»—Arch. vatic., 26 septembre 1470, et Arm. 35, 20, 4, p. 208, et 12 juin 1472, Arm. 35, 20, 8, pp. 416, 417.—«Litteræ Ludovici Francorum Regis cum ejus Sigillo cereo in quibus jurat se facturum quod Carolus Archiepiscopus Lugdunensis Civitatis Avinionensis et Comitatus Legatus a Paulo II constitutus fideliter legationem administraret illamque ad Pontificis requisitionem dimittat.» Arm., II. Cap. III.—Arch. du Château-Saint-Ange, Indice chronologice (394, 1539).