Le libre ailé s’écrie: Je ne puis, je crains les portes fermées de ta cage.

Hélas! dit le captif, mes ailes sont impuissantes et mortes.

VII

O mère, le jeune Prince doit passer devant notre porte. Comment pourrais-je travailler ce matin?

Apprenez-moi à natter mes cheveux; dites-moi quel vêtement je dois mettre.

Pourquoi, mère, me regardez-vous avec étonnement?

Je sais bien qu’il ne jettera pas un regard à ma fenêtre; je sais qu’en un clin d’œil, il disparaîtra et que seuls les sanglots de sa flûte lointaine viendront mourir à mon oreille.

Mais le jeune Prince passera devant notre porte et je veux, pour cet instant, mettre ce que j’ai de plus beau.

O mère, le jeune Prince a passé devant notre porte et le soleil du matin étincelait sur son char.

Je me suis dévoilée; j’ai arraché mon collier de rubis de mon cou et je l’ai jeté à ses pieds.