Voyageur, dois-tu déjà partir?

La nuit est tranquille et les ténèbres défaillent sur la forêt.

Les lampes sont brillantes sur notre balcon, les fleurs sont fraîches et les jeunes yeux s’éveillent à peine.

Le temps de ton départ est-il déjà venu?

Voyageur, dois-tu déjà partir?

Nous n’avons pas entouré tes pieds de nos bras suppliants.

Les portes sont ouvertes; ton cheval tout sellé t’attend à la grille.

Nous n’avons tenté de te retenir qu’avec nos chansons.

Nos regards seuls ont cherché à retarder ton départ.

Voyageur, nous sommes impuissants à te garder; nous n’avons que nos larmes.