Tes créations de beauté sont voilées du brouillard des larmes.

Je verserai mes chants dans ton cœur muet et mon amour dans ton amour.

Je t’adorerai par le travail.

J’ai vu la douceur de ton visage et j’aime ta lamentable poussière, ô mère Terre.

LXXIV

Dans le palais du monde, un simple brin d’herbe se mêle aux rayons du soleil et aux Etoiles de minuit sur le même tapis de verdure.

Ainsi, dans le cœur de l’Univers, mes chants occupent la même place que la musique des nuages et des forêts.

Mais toi, homme riche, ta richesse ne participe ni à la tranquille majesté du joyeux soleil d’or, ni à la douceur des rayons de la lune rêveuse.

La bénédiction du ciel, qui embrasse toutes choses, ne s’étend pas sur toi.

Et, quand la mort paraît, ta fortune se flétrit et tombe en poussière.