Qui a bercé l’homme seul pour le consoler un moment dans le repos ?
C’est la mort, l’implacable mort !
Et, quand on se réveille, on va voir pousser l’herbe, quêtant l’espoir…
Mais l’herbe ne pousse pas dans les petits cercueils pleins de terre.
Mon jardin n’avait fleuri que de quelques grains de sel, cadeau de l’océan, bouquet de la Sirène.
Une nuit, veillant, à mon heure de garde, près de ma fenêtre, je fus halluciné par d’étranges fantômes.
La lune inondait les vagues d’une clarté pure et froide.
Le phare, lançant des rayons roses autour de lui, s’efforçait d’attraper la lune dans ses bras vigoureux.
C’était un curieux combat entre Elle, la grande vierge, et Lui, le monstre issu des ténèbres.
Elle avançait, la face pâle, très calme, refoulant le brouillard d’or qui essayait de la rejoindre pour lui faire perdre sa raison d’éclairer.