Quand je rentrai, le vieux riait d’un rire presque paisible, ses puissantes mains posées bien à plat sur sa poitrine, et il ne respirait plus.
Lui aussi était guéri !
Je récitai la prière des morts que tous les gens de mer, qu’ils croient en Dieu ou qu’ils se donnent au diable, savent par cœur.
Je récitai la prière des morts dans ma grande solitude peuplée de fantômes…
… Au bout de trois jours, je l’arrosai de pétrole.
… Le cinquième jour, je l’entourai de tous ses habits, et je le cousis dans ses draps hermétiquement.
… Vers le huitième jour, ne mangeant plus, ne buvant plus, je m’enfermai chez moi, je bouchai la porte de l’escalier, et je passai le temps au soleil, sur le chemin de ronde.
Mais il fallut descendre pour chercher des provisions de torches, en cas de grain.
Le long de la spirale, c’était comme l’haleine de la peste.
Le courage me manqua. J’eus l’idée sacrilège de le lancer à l’eau, bourré de limailles et de plomb.