Érésipèle.—Etait du féminin autrefois. Est maintenant du masculin. On dit aussi érysipèle.
Escalier.—Est du masculin.
Espace.—Est du masculin dans ses acceptions ordinaires. Il est du féminin en termes d’imprimerie seulement.
Été.—Est du masculin.
Être.—Il n’est guère possible d’établir comme règle absolue l’emploi du verbe être au pluriel devant une troisième personne plurielle. L’Académie dit: “Quand ce serait ou quand ce seraient les Romains qui auraient élevé ce monument. Ce n’était ou ce n’étaient que festins, bals, concerts. C’est eux ou ce sont eux qu’il faut récompenser.”
Dans les phrases interrogatives, on met ordinairement est-ce, si le mot pluriel est suivi de que; et sont-ce, s’il est suivi de qui: Est-ce les sons graves de l’orgue que j’entends? (Chateaubriand). Sont-ce des fièvres qui m’ont pris? (Madame de Sévigné).
Au lieu de seront-ce, fussent-ce, ont-ce été, qui sont trop durs à l’oreille, on dit toujours sera-ce, fût-ce, sont-ce. Sera-ce vos frères que l’on choisira? Fût-ce nos propres biens qu’il fallût sacrifier! Sont-ce des fièvres qui vous ont pris? Nous ferons remarquer ici que quand le verbe suivant est au futur, on peut mettre le verbe être au présent ou au futur: Est-ce vous ou sera-ce vous qui le ferez? (Acad.).
Etre marque l’état, et avoir, l’action. Sa fièvre est cessée. Le vent a changé ce matin, le vent est changé. Il se commet beaucoup de fautes contre cette règle.
Etre, dans les temps où ce verbe prend l’auxiliaire avoir, se dit quelquefois pour aller. J’ai été, fait entendre qu’on est allé à tel endroit et qu’on en est revenu; il est allé marque que celui dont on parle n’est pas encore de retour.
Bescherelle remarque: “Chose bizarre! on dit: ce sont eux, ce sont elles, et il n’est pas permis de dire ce sont nous, ce sont vous. Ici l’usage l’emporte sur la syntaxe. On dit: C’est moi, c’est toi, c’est lui, c’est elle, c’est nous, c’est vous; et c’est toi et moi, c’est lui et elle; c’est nous et vous, etc.”