Perce-neige.—Nom vulgaire de la nivéole. Est du féminin.

Perclus.—Fait au féminin percluse, et non perclue.

Perversion, Perversité.—Il ne faut pas confondre ces deux mots. La perversion est le changement du bien en mal.—La perversité, c’est l’état de ce qui est pervers. Si un honnête homme devient une canaille, ce changement est une perversion; et son nouvel état est la perversité.

Peser.—Ecrivez peser sans accent, et non péser.

Pétale.—Est du masculin. Le pétale est chacune des parties qui composent la corolle d’une fleur.

Pétiole.—(pé-ciole). Est du masculin. Le pétiole d’une feuille est ce qu’on appelle vulgairement la queue.

Période.—Est du féminin quand il désigne un espace de temps déterminé par le retour d’un phénomène qui revient à des époques fixes. Période Julienne, dyonisienne. Aussi en termes d’astronomie, de géologie, de mathématique, de musique, de rhétorique, etc.—Il est du masculin quand il signifie le plus haut point où une personne, une chose puisse arriver. Le dernier période de la maladie; le plus haut période de la gloire. Quand période désigne un espace de temps indéterminé, il est encore du masculin. Mais Bescherelle ajoute: “En ce dernier sens plusieurs font période du féminin.”

Persiennes.—V. [Jalousies].

Pire, Pis.—Ces mots sont souvent confondus, mais à tort. Pire est adjectif, et signifie: qui est plus mauvais, plus méchant, plus nuisible. Le pire état est d’être sans caractère. De toutes les calamités c’est la pire. Ce mot ne s’emploie jamais comme adverbe. On ne doit donc pas dire: Il va pire, tant pire, il va de mal en pire, mais il va pis, tant pis, de mal en pis.

Le pire est substantif masculin. Qui choisit prend le pire (Acad.).