2o Avant et après ci, là, accompagnant un substantif, un pronom, une préposition, un adverbe, avec lesquels ils sont unis d’une manière inséparable: Celui-ci, celui-là, ces gens-ci, ces hommes-là, ci-dessus, ci-contre, là-dessus, là-dessous, là-bas, là-haut.
3o Pour lier même au pronom qui précède: moi-même, lui-même, eux-mêmes.
4o Pour remplacer la conjonction et dans l’expression de certains nombres: dix-sept, dix-huit, dix-neuf, vingt-deux, trente-trois, quarante-quatre, soixante-six, soixante-dix-sept, etc. Cependant, quatre-vingts et six-vingts renferment toujours le trait d’union, bien que le sens n’admette pas la conjonction et.
Règle générale: Il faut un trait d’union dans les mots composés commençant par arrière, demi, mi, quasi, sous, vice, contre; il faut le supprimer dans les mots commençant par anti, archi, co, extra, juxta.
Tout à fait, tout à coup, tout d’un coup s’écrivent sans trait d’union.
Le trait d’union ne s’emploie plus après très: Très bien.
On écrira: Par ici (par cet endroit-ci), par là (par cet endroit-là): allez par là; mais la locution adverbiale par-ci, par-là exige le trait d’union. Voir [T].
Trapèze.—Est du masculin.
Travers.—À travers est toujours suivi d’un régime simple, et se dit principalement pour désigner un passage vide, libre. Passer sa main à travers les barreaux. Aller à travers les bois, à travers les champs, à travers champs. Ce n’est qu’avec l’article contracté ou exprimé et simplement au sens partitif qu’on peut dire, à travers du, à travers de la, à travers des. Le chien poursuivit le lièvre qui s’enfuyait à travers des buissons épais.
Au travers est toujours suivi de la préposition de, et se dit pour désigner un passage qu’on se procure entre des obstacles ou en traversant un obstacle. Se faire jour au travers des ennemis. Percer au travers d’un bataillon. Se jeter au travers, tout au travers des périls.