Vis-à-vis.—Quelques écrivains donnent à ce mot le sens de envers, à l’égard de. L’Académie ne lui reconnaît pas cette acception. Dites plutôt: sévère envers quelqu’un, que vis-à-vis quelqu’un.
Voici, Voilà.—Voici s’applique à ce qui va suivre: Voici ce que je vais lui dire.—Voilà s’applique à ce qui précède: Du pain et du fromage, voilà son déjeuner de tous les jours.
TROISIÈME PARTIE.
Nos Fautes de Prononciation.
[A] [B] [C] [D] [E] [F] [G] [H] [I] [J] [K] [L] [M] [N] [O] [P] [Q] [R] [S] [T] [U] [V] [W] [X] [Z]
A.—L’a en français est grave, il est vrai, dans certains mots, comme dans les terminaisons en ation, assion; dans cadre, théâtre, diable, mât, fable, sabre, etc., mais en général nous le prononçons grave dans une foule de mots où il est doux. Nous donnons par erreur le même son à phare et fort, tard et tort, vieillard et vieil or, etc. C’est un de nos principaux défauts de prononciation.
L’à marqué de l’accent grave est toujours doux. Çà et là, voilà.
L’â marqué de l’accent circonflexe est ordinairement grave. Les principales exceptions à cette règle sont la première et la deuxième personne des passés définis, et la troisième personne du singulier de l’imparfait du subjonctif de verbes en er: nous allâmes, vous allâtes, qu’il allât.
Abandonner.—Et non anbandonner, ni anbadonner.