Comparition.—Ancien mot. Il faut dire maintenant comparution.

Compérage.—En français désigne la relation entre le parrain et la marraine, et aussi la relation du parrain et de la marraine d’un enfant avec ses parents. C’est une faute de désigner par compérage la réunion de diverses personnes pour un baptême.

La fête donnée à l’occasion d’un baptême s’appelle baptême et non compérage.

Compère, Compagnon.—Doit se dire: compère et compagnon.

Compétition.—Signifie en français: prétention rivale, etc. C’est un anglicisme de donner à ce mot le sens de: concurrence, rivalité de commerce.

Complétion.—N’est pas français. Tiré de l’anglais completion. Dites: achèvement. L’achèvement de son travail dépendra de sa santé.

Compliment.—Compliments de la saison. Cette expression ne veut rien dire en français. C’est la traduction littérale de l’anglais compliments of the season.

Complimentaire.—Désignait en français celui qui représentait une société commerciale. N’est plus usité. Au lieu de billet complimentaire, qui est un anglicisme (complimentary ticket), dites: billet de faveur.

Comportement.—Vieux et inusité. Ne dites pas: Ce jeune homme a un bon comportement, mais une bonne conduite.

Compter.—Dans le sens de se proposer, croire, ne prend pas la préposition de devant un infinitif: Il compte partir demain (Acad.); et non: il compte de partir. On dit pour s’assurer qu’une chose sera: comptez que vous me trouverez toujours prêt à vous servir (Acad.); c’est-à-dire croyez que, etc. Dans ce sens, compter ne peut s’employer avec un autre verbe à un temps présent ou passé. C’est donc mal s’exprimer que de dire: Je compte que vous travaillez à ce que je vous ai demandé. Dites: je crois, je pense, je présume que vous travaillez, etc.