Devant lui brillait l'affiche-bijou, qui, de tout temps, couchée dans un écrin ouvert, avait orné la table de François-Jules.

Il s'en saisit—puis, au moyen d'une loupe qui traînait à portée de sa main parmi plumes et crayons, éplucha le marquant nom rouge.

A la longue, il découvrit dans la plaque d'or une imperceptible entaille circulaire entourant de très près l'un des rubis, qui, sous un léger effort aussitôt tenté par lui du bout de l'ongle, s'enfonça pour se relever une fois libre.

Dès lors, posant la loupe, il n'eut besoin que de quelques tâtonnements pour trouver le restant du secret, et la plaque, doucement ouverte, livra son contenu.

Jetant de loin dans l'âtre sa cigarette achevée, François-Charles, très intéressé au vu de l'écriture paternelle, se mit à lire l'atroce confession.

Peu à peu sa face se décomposa, tandis que ses membres tremblaient. Andrée, sa compagne chérie, sa fiancée, aimée de son père, tuée puis violée par lui!…

Une sorte d'hébétude suivit chez lui l'achèvement de la lecture.

Puis d'infernales angoisses l'étreignirent. Fils d'assassin! Ces mots, il croyait les sentir stigmatiser son front.

Incapable de survivre à sa honte, il décida de mourir dans la nuit même.

Mais quel parti adopter touchant la confession? Propre dénonciateur de son père s'il abandonnait au grand jour ce document trouvé par lui, auteur, s'il l'anéantissait, d'une éternisation de tortures à l'endroit d'un innocent, François-Charles semblait, de toutes manières, condamné à un rôle odieux.