I

L’ivresse des jasmins, la tendresse des roses,

Ces robes, ces figures, ces yeux, toutes les nuances,

Les violettes pâles et les pivoines roses

Où l’amour se pâme avec indolence.

Ainsi s’en va, traîné le long des rues,

Le songe de mes anciens printemps,

Cependant qu’une femme a rougi d’être nue

Dans la foule indiscrète des amants.

Pourquoi ? Tu as senti l’odeur de mon désir ?