O main, toi qui avais une âme

Pour l’heure douce du désir,

Et qui avais encore une âme

A l’heure âpre du plaisir,

O main, tu trembles encore aux souvenirs charnels !

II

Afin que tu éprouves des tendresses nouvelles,

Je te donne à l’amie qui régit mon destin :

Ses yeux sont des fleurs vives, ses cheveux sont des ailes,

Son esprit se promène, songeur et incertain,