O lac sacré, témoin de tant d’anniversaires

Et des chuchotements de tant d’âmes royales,

Toi qui vis, surgissant des dalles funéraires,

Tant de fantômes blancs étendant leurs mains pâles

Vers le témoin sacré de tant d’anniversaires !

O lac sacré, asile où les pieds nus des folles

Ont lavé leur poussière et fini leur voyage ;

Firmament où les fleurs, au baiser des étoiles,

Se pâmaient et parlaient le langage des mages