Qui sent la pimprenelle, l’estragon et le thym.

Simone, mets ton manteau et tes gros sabots noirs,

Nous irons comme en barque à travers le brouillard.

Nous irons vers les îles où les pins gris et bleus

Chantent quand le vent d’ouest passe entre leurs cheveux.

Nous écouterons, couchés sous leur ombre odorante,

La plainte des esprits que le désir tourmente

Et qui attendent l’heure où leur chair doit revivre.

Viens, l’infini se trouble et rit, le monde est ivre :

Nous entendrons peut-être, en rêvant sous les pins,