Et l’on croit voir fleurir la mousse,

Viens, mon amie, viens, c’est l’automne.

Viens, mon amie, viens, c’est l’automne,

Tout nus les peupliers frissonnent,

Mais leur feuillage n’est pas mort ;

Gonflant sa robe couleur d’or,

Il danse, il danse, il danse encor,

Viens, mon amie, viens, c’est l’automne.

1898.

III
LA DAME DE L’AUTOMNE