De la maison où l’âtre en cendre | croule en décombres ; |
Ferme la porte | et que la paix du soir apporte |
Son ombre sur ton ombre
Et les soirs | apaisés ou tragiques ou calmes |
Se reflétaient avec mon âme, | en ton miroir |
(Poèmes.)
Cependant, si, après ces jeux, on venait à conclure que le vers libre n’est une nouveauté qu’en typographie, la conclusion serait injuste. Le vrai vers libre est conçu comme tel, c’est-à-dire comme fragment musical dessiné sur le modèle de son idée émotive, et non plus déterminé par la loi fixe du nombre. Il est certain qu’on essaierait en vain de dépecer cette strophe de M. Vielé-Griffin ; elle est solide et souple ainsi qu’une corbeille de jonc.
Dans les foins où les fleurs qui meurent
Sont douces comme un vain regret ;
Sous les saules qui pleurent et effleurent