10. Les femmes, les songeurs, les sages, les amants.

(Contemplations.)

Le vers de dix syllabes se rencontre à chaque pas parmi les alexandrins de Hugo ; celui de neuf syllabes, çà et là ; de même chez Verlaine :

9. Telle la vieille mer sous le jeune soleil.

10. Sagesse d’un Louis Racine, je t’envie.

10. Sur tes ailes de pierre, ô folle cathédrale.

10. Des étoiles de sang sur des cuirasses d’or.

(Sagesse.)

Mais ce qui donne à son alexandrin un ton si nouveau, c’est qu’il est presque toujours incomplet ; dans la si belle prière C’est la fête du blé, si on laisse de côté la dernière strophe volontairement écrite en vers pleins, sur seize vers il y en a deux de dix syllabes, cinq de douze, et neuf de onze ; dans la pièce XVI (Sagesse) sur douze vers, il n’y en a que trois de réguliers.

L’alexandrin traditionnel n’est qu’une superstition.