Ils virent les pins sévères de la mélancolie

barrer les blancheurs septentrionales.

Ils virent les nefs dorées s’amarrer à l’aval

du pont où veillent les statues de saints,

puis ils virent l’eau couler et les hommes passer,

dans les chaudes clairières, sous le soleil d’été

les fées et les lutins qui leur baisaient les seins,

et ils entendirent le cor enchanté

par les forêts en source et les fleurs des taillis.

Il faut estimer que tous les vers de cette laisse sont de même nombre ; il ne faut plus, ici moins que jamais, compter les syllabes, il faut les nombrer. Des deux premiers vers, le plus long, si l’on nombrait avec une précision chimique, serait peut-être le second. Même observation pour :