C’est une question de savoir s’il ne faut pas considérer comme ne faisant qu’un vers ou deux vers les strophes ou couplets composés de deux ou de quatre petits vers. M. Doncieux dans ses savantes études critiques[203] sur la chanson populaire va jusqu’à ne considérer que comme un couplet de deux vers, la suite de quatre vers de huit syllabes, dont deux sans rimes. Il a restitué ainsi un curieux chant monorime de la Passion :

[203] Publiées dans Mélusine ; la dernière est de février 1899.

La passion du doux Jésus, | qu’est moult triste et dolente,

Écoutez-la, petits et grands, | s’il vous plaît de l’entendre.

L’hiatus n’est jamais évité ; très souvent des liaisons inattendues le suppriment :

Mon bon ami de cœur

S’en va-t-aller en guerre…

Le rejet est inconnu : la répétition le remplace, soit formée d’un mot, soit d’un vers entier :

Beau pommier, beau pommier

Aussi chargé de fleurs,