«—… Ah! Ce sont donc mes propres désirs qui t'ont déchiré? Voilà le premier trait, le premier cri, le premier sourire, le premier pleur, le premier doute… Elle fuit! Reviens, reviens! Reviens, la pourpre de ta robe ensanglante mes yeux, je vois le néant rouge où ma vie va sombrer, tout est rouge: ta bouche et ma chair dévorée! Ton sein fleuri de rouge fut doux et douloureux… Joies! c'était l'âpre rêve où s'écorche le cœur: sa bouche me parfume et ses cheveux m'effleurent!»
«—Où donc êtes-vous?»
A demi je la prends: sa bouche me parfume et ses cheveux m'effleurent…
«—Lisez-moi et j'éveillerai sur le clavecin de très mourants accords.
—Un soir dans la bruyère…
—Où lisez-vous?
—Je ne lis pas, je dis par cœur.
—Quel ton?
—Mineur, oh! mineur.
«Un soir dans la bruyère délaissée,