Leur regard s'allonge en lueur douce et poursuit

Ceux qui marchent dans le jardin le front penché.

Songez que les grands lys écoutent les paroles,

Qui sortent des abîmes où sommeillent les cœurs.

Ils tendent comme des oreilles leurs corolles

Et ils n'oublient jamais le murmure des cœurs.

Ils écoutent si bien qu'ils entendent le silence;

Ils entendent le bruit du sang dans les artères,

Ils entendent les épaules frissonner en silence,

Ils entendent ce qu'on tait et ce qu'on voudrait taire.