La vie, autour d'elle, pour elle, était gaie et rafraîchissante comme les heures matinales de Mai.
Ni bobos, ni chagrins, ni vilains croquemitaines: mais des anges et des fées, et des joies, des bonbons.
«—Maman, maman! Ils m'ont brisé ma poupée!... Sa tête! Sa jolie tête!...»
Les heures matinales pleuraient toutes les larmes de leurs yeux.
«—Maman! que je suis malheureuse!»
«—Pleure pas, mignonne! oh! petit gros cœur, apaise-toi. Voyons, ce n'est rien. Malheureuse? Ah! si tu savais? Pleure pas, tu seras heureuse,—demain!»
Brodée de soleil pâle, comme elle fuselait et s'adornait de gemmes, fleurs futures, la jolie plante, la jolie fillette aux si blonds cheveux.
La vie, tout autour d'elle, pour elle, était douce et tiédissante comme les secondes heures des jours de Mai.