—Je les ai tous, ami: le sourire-plein-de-promesses, le sourire-adorable-de-mutinerie, le sourire-troublant-du-Sphynx, le sourire-voilé-de-larmes... j'ai le sourire-sarcastique, le sourire-sardonique, le sourire-malicieux, le sourire-vainqueur, j'ai le poétique-sourire et le sourire-nuancé-de-mélancolie... je les ai tous, te dis-je. Sans vanité, mon écrin de sourires est très complet. J'ai même le sourire-après, si rare! le sourire-je-t'aimais-bien-avant-mais-comme-je-t'aime-maintenant-il-n'y-a-pas-de-comparaison! Tu vois...

—Dis-moi, et les amoureuses pâmoisons?

—Oh! je crois bien! A quoi penses-tu? Mais c'est le B, A, BA! BA, BE, BI, BO, BU! Voyons, pour quelle ingénue prenons-nous notre Adorée!

—Nous monterons au ciel, au septième, n'est-ce pas?

—Au septième, j'ai des ailes.

—Redis-moi encore que tu m'aimeras, ma Bien-Aimée!

—Mon amour t'appartient.

—Tu m'aimeras passionnément?

—Ah! pour cela, mon cher, permettez. Avec un petit supplément, oui. Je sais le rôle. Volontiers, mais que cela soit bien entendu, la Passion se paie à part.