—Venez-vous, monsieur Claude? dit M. Lofficial en se penchant, moi, je sors.

Le jeune homme, content d'être ainsi tiré d'embarras, suivit M. Lofficial. Il fallait passer devant le lit de l'enfant. M. Lofficial s'arrêta au pied, et s'inclina. Ses lèvres remuèrent. Thérèse, agenouillée, se redressa, et cambra sa taille. Et Claude, qui n'avait pas aperçu la jeune fille en entrant, la découvrit tout à coup.

—Monsieur Lofficial, dit-elle, je n'aurai pas assez de roses. Pourriez-vous faire prévenir mon parrain?

—Très bien, chère demoiselle, j'y vais! repartit le bonhomme en dodelinant sa tête blanche.

—Pas vous-même, je suppose?

—Au contraire, moi-même... C'est bien, ce que vous faites là.

Elle ne répondit pas directement.

—Je les avais cueillies pour l'adoration, fit-elle, et vous voyez!...

Elle tourna vers le petit mort, d'un mouvement plein de grâce, son visage rose où errait un souvenir navré. Et ce sourire mêlait je ne sais quoi de maternel à son doux air de vierge.

—Pauvre petit ami! dit-elle.