—Casimir!… soupira grand'mère.

—Coucou! répétait Casimir, secoué par l'allure endiablée de la voiture.

La tête plongeait ou se relevait, tel un canot que la mer agite, au gré de la profondeur inégale des ornières. Elle sombra derrière les pommiers. Une étroite éclaircie nous la rendit, à cinquante pas de nous…

—Coucou!

L'oncle Planté nous rejoignait. Il regardait sa belle-soeur et mon père, l'air stupide. Ils ne valaient pas mieux.

Grand'mère dit:

—Heureusement que Félicie n'est pas là!

On sonnait à la porte. Sous le marronnier, grand-père Fantin s'avança. Il portait, comme un nourrisson sur le bras, les trois sacs de graines: choux-fleurs, flageolets nains, petits pois de Clamart. Il fit, de sa main libre, un salut à la mousquetaire, envoya ses yeux de côté, et dit:

—C'est moi… Voilà tout ce que j'ai trouvé à la gare.

Il embrassa sa femme en bégayant des phrases sentimentales. Le faible oncle Planté lui donna la main et dit: