—C'est toi. Qu'est-ce que c'est, un grand malheur?

—Ça dépend.

—Est-ce que c'est d'être ruiné comme grand-père Fantin?…

—Oh! il s'en fait de la bile, votre grand-père Fantin!…

—Oui, avec grand-père Fantin on ne peut pas savoir, puisque tante Félicie dit que ce n'est qu'un saltimbanque; mais vois grand'mère: elle dit que c'est triste de vivre aux crochets des autres. Est-ce que c'est papa qui est ruiné? est-ce que c'est tante Félicie? est-ce que c'est l'oncle Goislard? Est-ce que c'est madame Leduc? Non; madame Leduc, c'est la plus riche de toute la famille.

—Vous croyez ça? La dernière fois qu'elle est venue, et qu'on a mis la maison sens dessus dessous pour elle, elle avait des trous à ses bas!…

—Ah!… À moins que ce ne soit quelqu'un qui est mort?

—Peut-être.

—C'est mademoiselle Gillot?

—Pourquoi?