APPENDICE II
NOTES COMPLÉMENTAIRES SE RAPPORTANT AU TOME II, « SAHARA SOUDANAIS »
I
P. 213. — D’après R. Arnaud [Précis de politique musulmane, Alger, 1906, p. 88], en Mauritanie, le pouvoir serait détenu chez les hassanes (guerriers) par un cheick héréditaire, assisté d’une djmaa (conseil des notables) ; une des plus nobles familles a la garde héréditaire du tambour de guerre. Les notes inédites de Paul Blanchet et de A. Dereims montrent que ceci n’est pas général : chez certaines tribus, dans tout l’Adr’ar’ Tmar, tout au moins, le chef est, comme chez les Touaregs, élu par les notables qui doivent seulement le choisir dans une famille déterminée.
II
P. 228. — Voici, copiés sur le carnet de Dereims, les renseignements relatifs à ces ruines, renseignements donnés par Amar, vieux serviteur de Bou El Mogdad,
« A une distance de Oualata égale à celle de Jaïrinié[215] à Amzeggag (?), il y a deux villes en ruines ; elles sont bâties en pierres blanches, avec sculptures de grande taille. Autour de ces villes, il y a des tumuli que les fils d’Adam viennent visiter. — Il y aurait en cet endroit du sable blanc, du sable noir et du sable rouge que l’on tirerait de puits différents. »
[215]Jaïrinié est sur le littoral de Mauritanie, vers 17°,40′ Lat. N. Amzeggag n’est porté sur aucune carte, mais, d’après les indications complémentaires de A. Dereims, il s’agit d’une très courte distance.