2o Argiles grises, 10 m.
3o Calcaires blancs, se débitant en rognons, 20 m.
4o Marnes (1 m.). Les oursins (Linthia, Plesiolampas) sont abondants à ce niveau.
5o Calcaires blancs (20 m.) Les moules de grandes bivalves (Lucina ?) y abondent. Ces moules, dont la détermination précise est impossible, sont très répandus dans l’Éocène de l’Afrique centrale ; ils ont une valeur stratigraphique locale.
6o Argiles feuilletées blanches (20 m.) contenant des débris de grands bivalves.
7o Formations latéritiques (3-4 m.). Oolithique ferrugineuse et grès ferrugineux.
Cette falaise, que je n’ai pu voir qu’en passant, est l’une des plus hautes de la région ; elle mériterait un examen approfondi.
A Tamaské, la coupe est beaucoup moins complète, et seules les assises 5, 6 et 7 ne sont pas masquées par les éboulis ; notons toutefois qu’à mi-chemin entre Keita et Tamaské, on voit affleurer les argiles maculées de Bouza. Sans qu’il soit nécessaire d’insister davantage sur le détail des observations, l’Éocène de la région de Tahoua comprendrait essentiellement les deux termes suivants : à la base, des argiles blanches maculées de taches rouges ou lie de vin et qui n’ont fourni jusqu’à présent que des traces de fossiles indéterminables ; au sommet, des assises souvent calcaires, d’ordinaire très fossilifères et que l’ensemble de leur faune rattache nettement à l’Éocène moyen (Lutétien).
Fig. 35. — Coupe de l’Adr’ar’ de Tahoua.