Pelage gris cendré ou brunâtre fauve en dessus, flancs jaunâtres, le dessous blanchâtre; oreilles plutôt courtes, ovales, assez larges. Queue épaisse, grise ou blanchâtre, égale à la moitié du corps.
Longueur du corps 0m19.
Il n’habite que les pays montagneux, soit en France, les Alpes et les Pyrénées, ainsi que quelques points du Midi; il est commun en Suisse. Volontiers il demeure à une grande élévation, jusqu’à plus de 3.500 mètres. L’hiver, il ne s’engourdit pas, mais se retire dans ses terriers où il mange les provisions qu’il y a entassées, bien que certains observateurs affirment qu’il ne fait aucune provision, ou bien il pénètre dans les chalets ensevelis sous la neige. En été, il vit de grains, de racines, de fleurs et de feuilles des plantes alpestres et entre volontiers dans les cabanes des bergers où il cherche à subsister.
La femelle fait deux ou trois portées, de chacune 3 à 7 petits.
On a décrit comme variété une forme, habitant plus spécialement les coteaux de la Provence et du Roussillon, remarquable par ses oreilles un peu noirâtres, sa couleur plus claire et sa queue tout à fait blanche.
3º Campagnol rat d’eau. Arvicola amphibius Pallas.
4º Campagnol des champs. Arvicola arvalis Pallas.
5º Campagnol agreste. Arvicola agrestis Linné.
(Voir les planches [21] et [22].)
Le Campagnol agreste n’est peut-être qu’une forme plus septentrionale du Campagnol des champs. Il est généralement de taille un peu plus forte, plus brun clair, sans ligne jaune aux flancs. D’après Fatio, il aurait toujours cinq espaces cémentaires à la seconde molaire supérieure, les oreilles égales au tiers de la tête, garnies de grands poils épais, tandis que celui des champs n’aurait jamais que quatre espaces cémentaires à la seconde molaire supérieure, les oreilles plus grandes que le tiers de la tête, couvertes de poils très courts.
6º Campagnol souterrain. Arvicola subterraneus
Selys.
(Voir la plance [23].)