Il chasse pendant la nuit et se nourrit de coléoptères, de larves d’insectes, de crustacés et de jeunes truites. Toujours est-il qu’on le prend assez souvent dans les filets tendus pour le poisson, et qu’on le considère comme nuisible.
Il pousse de temps en temps de légers cris et mord facilement la main qui cherche à le saisir. La femelle met bas deux petits vers la fin de janvier.
Il porte, sous la naissance de la queue, une poche d’où se dégage une très forte odeur de musc. Les chiens des chasseurs au marais le prennent assez fréquemment et le tuent, mais le rejettent aussitôt, dégoûtés par son odeur. Les autres animaux ne l’attaquent pas, sauf les gros brochets dont il devient, dit-on, assez souvent la proie.
/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\
CROCIDURE ARANIVORE
Petite bête de 0m075 de longueur, avec la queue de 0m038, le pelage brun rouge en dessus et blanchâtre à l’extrémité des membres, les oreilles peu velues couvertes de poils courts avec seulement quelques poils longs, les dents blanches, les yeux très petits, le museau long et mobile. Une glande située sur les flancs répand une odeur fade chez le mâle. 28 dents. Les deux sexes et les jeunes sont semblables.
Le Crocidure aranivore, vulgairement la Musette, se trouve partout dans les champs, les jardins, les étables et les fumiers de fermes. Elle fait continuellement entendre de petits cris aigus et est toujours en quête de nourriture dont il lui faut une grande quantité. Tout lui est bon, insectes, lombrics, petits mammifères, petits oiseaux, cadavres d’animaux et même les autres Musaraignes, quand elle ne trouve pas mieux.
En captivité, elle est toujours active et mange avidement la viande hachée et les cadavres de souris et de campagnols dont elle ouvre tout d’abord le ventre, puis elle introduit son museau dans le corps et dévore tous les muscles, ne laissant que la peau et les gros os. Son odeur forte empêche les chiens et les chats de la manger; ils la tuent, mais la laissent sur place.
Cette espèce est certainement monogame, car on trouve presque toujours ensemble le mâle et la femelle. Elle fait, de février à octobre, de deux à quatre portées, chacune de trois ou quatre petits.
On peut la considérer comme plutôt utile que nuisible, car si elle attaque les oisillons qu’elle trouve à terre, elle détruit beaucoup de campagnols et d’insectes. Elle est répandue partout en France, en Suisse et en Belgique.