Il se retire dans les trous de murs et bâtit quelquefois dans une haie épaisse ou dans les grands lierres grimpant aux murailles un nid de mousse en forme de boule, ou bien il s’établit dans un vieux nid de pie ou de merle. Il entre facilement dans les maisons habitées et dans les granges.

En mai ou juin, la femelle fait de trois à cinq petits qui grandissent assez vite; à l’automne, il fait ses provisions pour l’hiver, et le froid venu, s’engourdit dans un arbre creux, une cavité de carrière ou un trou de muraille. Les maçons qui démolissent, en hiver, de vieux bâtiments trouvent souvent, au milieu d’un mur, un interstice rempli de foin et sur ce lit d’herbes deux ou trois Lérots endormis, absolument inertes.

C’est un animal à détruire.

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LOIR MUSCARDIN

De très petite taille, le Muscardin est à peine long de 0m14, a les parties supérieures d’un roux doré clair et les parties inférieures d’un blanc roussâtre, les oreilles arrondies, assez larges, la tête large, la queue poilue, plus touffue au bout; comme le Loir et le Lérot, il a 20 dents, quatre doigts avec le pouce non développé aux pattes de devant et cinq doigts aux pattes de derrière. A peine gros comme une petite souris, il est extrêmement vif et court avec prestesse sur les branches des arbres qu’il ne quitte guère.

En France, il semble assez rare partout, ce qui provient probablement du fait qu’il habite les bois épais et qu’on ne l’aperçoit guère parce qu’il ne sort que le soir. On l’a observé dans la France centrale, en Normandie, dans les provinces du Nord et dans certains autres départements, aussi en Belgique. En Suisse il est assez commun, de même que dans le Jura.

Il se nourrit de fruits, baies et graines et fait avec des feuilles et de la mousse un petit nid arrondi qu’il place dans les branches d’un arbuste épais ou dans un trou d’arbre. C’est là que la femelle, après une gestation de quatre semaines, met bas de deux à quatre petits. A l’automne, il s’occupe à ramasser des provisions, noisettes et graines, faînes et châtaignes, glands et baies de rosier, qu’il entasse dans une cavité d’arbre, puis il se fait un nid pour l’hiver, dans lequel il s’endort d’un sommeil profond, dès le mois d’octobre, pour se réveiller seulement en mai.

C’est un joli petit animal, pas nuisible et qu’on peut élever en cage. Il devient assez familier, mais ordinairement il ne vit pas longtemps en captivité.