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LIÈVRE COMMUN
Tout le monde connaît le Lièvre avec son pelage fauve variant du gris au brun, ses flancs fauves ainsi que la gorge, le dessous du corps blanc, le bout des oreilles noir, la queue très courte et très velue, noire dessus, blanche dessous. Le mâle est ordinairement plus blanchâtre et plus roux, la femelle plus grise. La longueur moyenne d’un adulte français est de 0m70, et son poids de 7 à 8 livres; les Lièvres suisses sont plus grands et atteignent 9 et même 12 livres.
Le Lièvre est devenu rare dans beaucoup de départements, excessivement rare dans plusieurs du midi, commun dans certains autres et dans plusieurs provinces belges, mais là où il n’est pas protégé au moyen des chasses gardées, il diminue promptement de nombre, étant donné la chasse acharnée que lui font l’homme avec le fusil et les collets, les chiens, les renards, tous les mustelidés, les chats, les oiseaux de proie diurnes et nocturnes.
Il habite les champs et les bois et, suivant la saison, la température et des habitudes individuelles, se gîte en des endroits variés. Il aime les terrains secs et pourtant il se cache parfois en des places tellement marécageuses qu’il est presque couché dans l’eau. Son gîte est un petit emplacement battu, plus ou moins recouvert par des mottes de terre, des plantes vertes ou des ronces, quelquefois tout à découvert. D’ordinaire, il demeure en repos pendant toute la journée, tapis et gîté dans un sillon ou dans les broussailles, et se met en mouvement, au crépuscule, pour brouter toutes sortes de végétaux. S’il n’est pas dérangé, il retourne, dès les premières lueurs du jour, à son ancien gîte ou en fait un nouveau à peu de distance, fréquente toujours la même contrée, où si les mâles s’éloignent pendant quelques jours, ils ne tardent pas à y revenir.
La chasse du Lièvre aux chiens courants est particulièrement intéressante, l’animal essayant, au moyen d’une foule de ruses instinctives, de dépister les chiens. Il a l’ouïe excessivement fine, mais la vue mauvaise en ce sens qu’il voit mal devant lui et qu’il viendra, par exemple, tout droit jusqu’aux pieds du chasseur, si celui-ci demeure immobile.
Il est polygame et les mâles se livrent de violents combats; le rut durant toute l’année, on trouve des femelles pleines en toutes saisons et souvent une hase, nom de la femelle, s’accouple quand elle nourrit encore ses petits. Le nombre des portées est de deux à quatre, de chacune deux ou trois petits, très rarement quatre. Les jeunes qui croissent vite sont déjà aptes à reproduire au bout de huit ou neuf mois.
La gestation dure un mois. Les petits sont déposés dans un fourré, sous d’épaisses ronces, au fond d’un fossé, sous des bruyères, tandis que la mère ne reste pas avec eux et se gîte à peu de distance. Dès qu’ils peuvent courir, les levraults se cachent aux environs et accourent lorsque la femelle fait entendre un cri d’appel très particulier. Autrement, le Lièvre est une bête muette qui pousse son cri de détresse seulement lorsqu’il est saisi par un ennemi.
On trouve des cas d’albinisme plus ou moins complet.
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