La variété noire du Lapin sauvage n’est pas très rare, les variétés isabelle et blanche sont beaucoup moins communes.

Le Lapin a été domestiqué depuis longtemps et l’homme, au moyen de la sélection, a créé de nombreuses races bien fixées, remarquables par leur coloration ou par leur taille qui peut devenir énorme.

Un fait certain, c’est que le Lièvre et le Lapin ne se sont jamais croisés à l’état libre, mais on a prétendu être parvenu à faire accoupler le lièvre mâle avec la lapine et avoir ainsi obtenu des hybrides dits «Léporides». Il semblerait qu’on dût admettre l’affirmation d’éleveurs qui disent avoir obtenu ces produits, mais d’autre part le fait est nié énergiquement par la plupart des zoologistes et il a toujours été prouvé que les animaux présentés comme léporides n’étaient, après examen des os et des viscères, que des lapins. On doit donc, jusqu’à présent, mettre en doute l’existence du croisement des deux espèces.

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CHAT SAUVAGE

Le Chat sauvage est revêtu d’un pelage épais et soyeux, gris un peu fauve marqué de bandes noirâtres, avec une raie noire sur le dos; le menton, la gorge et les côtés du nez blanchâtres; la queue de grosseur uniforme annelée et terminée de noir. La longueur de son corps est de 0m70, celle de la queue de 0m35: la hauteur au garrot de 0m35 à 0m40. On a vu des mâles adultes peser jusqu’à 12 kilog., tandis que les femelles, toujours plus petites et plus fauves, ne dépassent guère la moitié de ce poids.

Commun en France, en Belgique, en Suisse, il y a un siècle et moins, il est devenu beaucoup plus rare. Il se tient dans les bois et se loge dans les cavités des rochers, les gros arbres creux ou les vieux trous de blaireaux et de renards. Rarement il sort pendant le jour, mais il se met en chasse dès le crépuscule, poursuit et guette alors les lièvres, lapins, rats, écureuils, oiseaux de toutes sortes et attaque même les jeunes chevreuils: on ne le voit jamais près des fermes parce qu’il n’ose pas s’aventurer hors des fourrés, au contraire de nos chats devenus à demi-sauvages.

Chassé par des chiens courants, il se fait ordinairement battre pendant une demi-heure, puis grimpe sur un arbre pour s’y cacher derrière une grosse branche, dans une cavité du tronc ou sur un vieux nid de pie. Il sait alors se ramasser et se dissimuler si bien que, malgré sa grande taille, il est assez difficile de l’apercevoir. Blessé, il devient redoutable et se défend avec énergie.

Des chasseurs ayant, au mois de décembre, lancé un renard, le firent terrer dans un trou où se trouvait déjà un chat d’environ 6 kilos. A la suite d’une bataille, le renard finit par étrangler le chat, mais il est certain qu’un renard doit rarement venir à bout d’un adversaire aussi vigoureux.

Parfois, lorsqu’il chasse pendant le jour, les pies, corbeaux et geais le poursuivent de leurs cris, ce qui éveille l’attention des chasseurs et devient souvent la cause de sa perte.